Sortie du DVD de Notre Monde
Notre Monde Notre Monde (2013, 119') un film de Thomas LacosteRassemblant plus de 35 intervenants, philosophes, sociologues, économistes, magistrats, médecins, universitaires et écrivains, Notre Monde propose un espace dexpression pour travailler, comme nous y enjoint JeanLuc Nancy à « une pensée commune ». Plus encore quun libre espace de parole, Notre Monde sappuie sur un ensemble foisonnant de propositions concrètes pour agir comme un rappel essentiel, individuel et collectif : « faites de la politique » et de préférence autrement.
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© Passant n°35 [juin 2001 - août 2001]
© Passant n°35 [juin 2001 - août 2001]
par Stéphanie Benson
Imprimer l'articleLe dernier voile
Pour Mariem, femme de Mauritanie, qui ma aidée à comprendre
Ils disent que le voile que je porte
enfreint la liberté mon amour
Cependant je ne cache que choses précieuses -
trésors à dévoiler en temps langoureux -
tableaux à contempler avec lil amoureux
de qui me regarde comme une femme
Le premier voile que jenlèverai
en franchissant le seuil de ta maison mon cur :
lépais voile dinquiétude
qui ternit mes yeux dans la solitude
Dehors est sombre et semé dembûches
Pour qui veut être femme
Le deuxième voile que jenlèverai
en franchissant le seuil de ta maison mon cur :
légère mellafah de dix mille teintures -
Coton doux préserve mon dos :
lil poignard fouille les rondeurs
de qui doit être femme
Le troisième voile que jenlèverai
en franchissant le seuil de ta maison mon cur :
le hawli protégeant de la morsure du vent
mes cheveux venus caresser ton ventre -
(et qui voilent à leur tour la fierté de ma nuque)
dun doux baiser de femme
Le quatrième voile que jenlèverai
en franchissant la porte de ta chambre mon cur :
le long velours de ma robe royale -
aimant subtil attirant tes doigts -
qui chuchote en silence à chacun de mes gestes :
Bientôt tu seras femme
Le cinquième voile que jenlèverai
en franchissant la porte de ton foyer mon amour :
le cuir qui tait le cri de mes pas -
arrogants hésitants désirants pas -
qui avancent au rythme dun cur qui bat
seule vraie démarche de femme
Le sixième voile que jenlèverai
en franchissant le bord de tes draps mon amour :
la soie des murmures intimes -
(Voile tes paupières et devine)
For your eyes only Rien que pour tes yeux -
Cette ultime peau de femme
Le septième voile que jenlèverai
En franchissant la frontière de tes bras mon amour :
celui des idées reçues
Mon corps est un cadeau que joffre -
tout enrobé de pudeur effeuillée -
à qui saura me rendre femme
enfreint la liberté mon amour
Cependant je ne cache que choses précieuses -
trésors à dévoiler en temps langoureux -
tableaux à contempler avec lil amoureux
de qui me regarde comme une femme
Le premier voile que jenlèverai
en franchissant le seuil de ta maison mon cur :
lépais voile dinquiétude
qui ternit mes yeux dans la solitude
Dehors est sombre et semé dembûches
Pour qui veut être femme
Le deuxième voile que jenlèverai
en franchissant le seuil de ta maison mon cur :
légère mellafah de dix mille teintures -
Coton doux préserve mon dos :
lil poignard fouille les rondeurs
de qui doit être femme
Le troisième voile que jenlèverai
en franchissant le seuil de ta maison mon cur :
le hawli protégeant de la morsure du vent
mes cheveux venus caresser ton ventre -
(et qui voilent à leur tour la fierté de ma nuque)
dun doux baiser de femme
Le quatrième voile que jenlèverai
en franchissant la porte de ta chambre mon cur :
le long velours de ma robe royale -
aimant subtil attirant tes doigts -
qui chuchote en silence à chacun de mes gestes :
Bientôt tu seras femme
Le cinquième voile que jenlèverai
en franchissant la porte de ton foyer mon amour :
le cuir qui tait le cri de mes pas -
arrogants hésitants désirants pas -
qui avancent au rythme dun cur qui bat
seule vraie démarche de femme
Le sixième voile que jenlèverai
en franchissant le bord de tes draps mon amour :
la soie des murmures intimes -
(Voile tes paupières et devine)
For your eyes only Rien que pour tes yeux -
Cette ultime peau de femme
Le septième voile que jenlèverai
En franchissant la frontière de tes bras mon amour :
celui des idées reçues
Mon corps est un cadeau que joffre -
tout enrobé de pudeur effeuillée -
à qui saura me rendre femme